|PAGE 107 CHAPITRE VII Voir, Savoir «Hippocrate ne s'est attaché qu'à
l'observation et a méprisé tous les systèmes.
Ce n'est qu'en marchant sur ses traces que la médecine
peut être perfectionnée» (1). Mais les privilèges
que la clinique vient de reconnaître à l'observation
sont bien plus nombreux et de tout autre nature que les prestiges
qu'on lui prêtait dans la tradition. Ce sont à la
fois les privilèges d'un regard pur, antérieur à
toute intervention, fidèle à l'immédiat qu'il
reprend sans le modifier, et ceux d'un regard équipé
de toute une armature logique qui exorcise d'entrée de
jeu la naïveté d'un empirisme non préparé.
Il faut décrire maintenant l'exercice concret d'une telle
perception. |PAGE 108 dans le calme de l'esprit et avant de former
son jugement, le rapport d'un sens actuellement en exercice!»
(1). Le regard s'accomplira dans sa vérité propre
et aura accès à la vérité des choses,
s'il se pose en silence sur elles; si tout se tait autour de ce
qu'il voit. Le regard clinique a cette paradoxale propriété
d'entendre un langage au moment où il perçoit un
spectacle. Dans la clinique, ce qui se manifeste est originairement
ce qui parle. L'opposition entre clinique et expérimentation
recouvre exactement la différence entre le langage qu'on
entend et, par conséquent, qu'on reconnaît, et la
question qu'on pose, c'est-à-dire qu'on impose; «L'observateur...
lit la nature, celui qui fait l'expérience l'interroge»
(2). Dans cette mesure, observation et expérience s'opposent
sans s'exclure: il est naturel que la première conduise
à la seconde, mais à la condition que celle-ci n'interroge
que dans le vocabulaire et à l'intérieur du langage
qui lui a été proposé par les choses observées;
ses questions ne peuvent être fondées que si elles
sont réponses à une réponse elle-même
sans question, à une réponse absolue qui n'implique
aucun langage antérieur, parce qu'elle est, au sens strict,
le premier mot. C'est ce privilège d'indépassable
origine que Double traduisait en termes de causalité: «Il
ne faut pas confondre l'observation avec l'expérience;
celle-ci est le résultat ou l'effet; celle-là le
moyen ou la cause; l'observation conduit naturellement à
l'expérience» (3). Le regard qui observe ne manifeste
ses vertus que dans un double silence: celui, relatif, des théories,
des imaginations et de tout ce qui fait obstacle à l'immédiat
sensible; et celui, absolu, de tout langage qui serait antérieur
à celui du visible. Sur l'épaisseur de ce double
silence, les choses vues peuvent enfin être entendues, et
entendues par le seul fait qu'elles sont vues. |PAGE 109 reproduire dans les opérations qui lui
sont propres ce qui a été donné dans le mouvement
même de la composition. C'est en cela justement qu'il est
«analytique». L'observation, c'est la logique au niveau
des contenus perceptifs; et l'art d'observer «serait une
logique pour les sens qui enseignerait plus particulièrement
leurs opérations et leurs usages. En un mot, ce serait
l'art d'être en rapport avec les circonstances qui intéressent,
de recevoir les impressions des objets comme elles s'offrent à
nous, et d'en tirer les inductions qui en sont les justes conséquences.
La logique est... la base de l'art d'observer, mais cet art pourrait
être regardé comme une des parties de la Logique
dont l'objet serait plus dépendant des sens» (1). |PAGE 110 de sélection ou d'exclusion à toute
forme d'événement pathologique. Il faut que tout
y soit possible et possible de la même manière. «Quelle
source d'instruction que deux infirmeries de 100 à 150
malades chacune!... Quel spectacle varié de fièvres
ou de phlegmasies malignes ou bénignes, tantôt très
développées dans les constitutions fortes, tantôt
faiblement prononcées et comme latentes, et avec toutes
les formes et les modifications que peuvent offrir l'âge,
la manière de vivre, les saisons et les affections morales
plus ou moins énergiques!» (1). Quant à la
vieille objection, que l'hôpital provoque des modifications
qui sont à la fois des troubles pathologiques et des troubles
de l'ordonnance des formes pathologiques, elle n'est ni levée
ni négligée: mais, en toute rigueur, annulée,
puisque les modifications en question valent d'une façon
uniforme pour tous les événements; il est donc possible
de les isoler par l'analyse et de les traiter séparément;
c'est en mettant à part les modifications dues aux localités,
aux saisons, à la nature du traitement «qu'on peut
parvenir à mettre dans la clinique des hôpitaux et
l'exercice général de la médecine, un degré
de prévision et d'exactitude dont elle est encore susceptible»
(2). La clinique n'est donc pas ce paysage mythique où
les maladies apparaissent en elles-mêmes et absolument dévoilées;
elle permet l'intégration, dans l'expérience, de
la modification hospitalière sous forme constante. Ce que
la médecine des espèces appelait la nature se révèle
n'être que la discontinuité des conditions hétérogènes
et artificielles; quant aux maladies «artificielles»
de l'hôpital, elles autorisent une réduction à
l'homogène du champ des événements pathologiques;
sans doute le domaine hospitalier n'est pas pure transparence
à la vérité; mais la réfraction qui
lui est propre permet, par sa constance, l'analyse de la vérité. (1) Ph. PINEL, Médecine clinique (Paris,
1815), Introd., p. II. |PAGE 111 répétée des altérations
de tout genre dont sa pratique particulière pourra, dans
la suite, lui offrir le tableau» (1). La genèse de
la manifestation de la vérité est aussi la genèse
de la connaissance de la vérité. Il n'y a donc pas
de différence de nature entre la clinique comme science
et la clinique comme pédagogie. Ainsi, se forme un groupe,
constitué par le maître et ses élèves,
où l'acte de reconnaître et l'effort pour connaître
s'accomplissent en un seul et même mouvement. L'expérience
médicale, dans sa structure et dans ses deux aspects de
manifestation et d'acquisition, a maintenant un sujet collectif;
elle n'est plus partagée entre celui qui sait et celui
qui ignore; elle est faite solidairement par celui qui dévoile
et ceux devant qui on dévoile. L'énoncé est
le même; la maladie parle le même langage aux uns
et aux autres. |PAGE 112 à poser sont innombrables; les choses
à voir infinies. S'il n'est ouvert qu'aux tâches
du langage, ou qu'aux exigences du regard le domaine clinique
n'a pas de clôture, et par conséquent, pas d'organisation.
Il n'a de limite, de forme et de sens que si l'interrogation et
l'examen s'articulent l'un sur l'autre, définissant au
niveau d'un code qui leur est commun le «lieu de rencontre»
du médecin et du malade. Ce lieu, la clinique en sa forme
initiale cherche à le déterminer par trois moyens:
(1) Ph. PINEL, ibid., p. 57. |PAGE 113 étaient voués à une tâche
infinie: il n'appartient à aucun des deux de combler les
lacunes qui ne relèvent que de l'autre. |PAGE 114 prend ainsi une valeur significative et le tableau
a bien, dans la connaissance clinique, une fonction d'analyse.
Mais il est évident que la structure analytique n'est pas
donnée ni révélée par le tableau lui-même;
elle lui était antérieure et la corrélation
entre chaque symptôme et sa valeur symptomatologique a été
fixée une fois pour toutes dans un a priori essentiel;
sous sa fonction apparemment analytique, le tableau n'a pour rôle
que de répartir le visible à l'intérieur
d'une configuration conceptuelle déjà donnée.
Le travail n'est donc pas de mise en corrélation, mais
de pure et simple redistribution de ce qui était donné
par une étendue perceptible dans un espace conceptuel défini
à l'avance. Il ne fait rien connaître; il permet
tout au plus de reconnaître. |PAGE 115 C'est la description, ou plutôt le labeur
implicite du langage dans la description qui autorise la transformation
du symptôme en signe, le passage du malade à la maladie,
l'accès de l'individuel, au conceptuel. Et c'est là
que se noue, par les vertus spontanées de la description,
le lien entre le champ aléatoire des événements
pathologiques et le domaine pédagogique où ils formulent
l'ordre de leur vérité. Décrire, c'est suivre
l'ordonnance des manifestations, mais c'est suivre aussi la séquence
intelligible de leur genèse; c'est voir et savoir en même
temps, parce qu'en disant ce qu'on voit, on l'intègre spontanément
au savoir; c'est aussi apprendre à voir puisque c'est donner
la clef d'un langage qui maîtrise le visible. La langue
bien faite, en laquelle Condillac et ses successeurs voyaient
l'idéal de la connaissance scientifique, ne doit donc pas
être cherchée comme l'ont fait avec trop de hâte
certains médecins (1) du côté d'une langue
des calculs; mais du côté de cette langue mesurée
qui est à la fois à la mesure des choses qu'elle
décrit et du langage dans lequel elle les décrit.
Il faut donc substituer au rêve d'une structure arithmétique
du langage médical, la recherche d'une certaine mesure
interne faite de fidélité et de fixité, d'ouverture
première et absolue sur les choses et de rigueur dans l'usage
réfléchi des valeurs sémantiques. «L'art
de décrire les faits est le suprême art en médecine:
tout pâlit devant lui» (2). |PAGE 116 monde clos des mots; et si ces mots communiquent
avec les choses, c'est qu'ils obéissent à une règle
qui est intrinsèque à leur grammaire. Ce nouvel
ésotérisme est différent dans sa structure,
son sens et son usage de celui qui faisait parler latin aux médecins
de Molière: alors, il s'agissait seulement de n'être
pas compris et de maintenir au niveau des recettes du langage
les privilèges corporatifs d'une profession; maintenant
on cherche à acquérir une maîtrise opératoire
sur les choses par un juste usage syntactique et une difficile
familiarité sémantique du langage. La description,
dans la médecine clinique, n'a pas pour sens de mettre
le caché ou l'invisible à la portée de ceux
qui n'y ont pas accès; mais de faire parler ce que tout
le monde voit sans le voir, et de le faire parler aux seuls qui
soient initiés à la vraie parole. «Quelques
préceptes que l'on donne sur une matière aussi délicate,
elle restera toujours au-dessus de la portée de la multitude»
(1). Nous retrouvons là, au niveau des structures théoriques,
ce thème initiatique dont le dessin se trouve déjà
dans les configurations institutionnelles de la même époque
(2) : nous sommes au coeur de l'expérience clinique -forme
de manifestation des choses dans leur vérité, forme
d'initiation à la vérité des choses; c'est
ce que Bouillaud énoncera comme banalité d'évidence
une quarantaine d'années après '.«La clinique
médicale peut être considérée soit
comme science, soit comme mode d'enseignement de la médecine»
(3), |PAGE 117 de Condillac qui servait de modèle épistémologique
à la clinique ne permettait pas une science où le
visible et le dicible fussent pris dans une totale adéquation.
La philosophie de Condillac a été peu à peu
décalée d'une analyse de l'impression originaire
à une logique opératoire des signes, puis de cette
logique à la constitution d'un savoir qui serait à
la fois langue et calcul: utilisée à ces trois niveaux
et chaque fois avec des sens différents, la notion d'élément
assurait tout au long de cette réflexion une continuité
ambiguë, mais sans structure logique définie et cohérente;
Condillac n'a jamais dégagé une théorie universelle
de l'élément -que cet élément soit
perceptif, linguistique ou calculable; il a hésité
sans cesse entre deux logiques des opérations : celle de
la genèse et celle du calcul. D'où la double définition
de l'analyse: réduire les idées complexes «aux
idées simples dont elles ont été composées
et suivre le progrès de leur génération»
(1) ; et chercher la vérité «par une espèce
de calcul, c'est-à-dire en composant et en décomposant
les notions pour les comparer de la manière la plus favorable
aux découvertes qu'on a en vue» (2). (1) CONDILLAC, Origine des connaissances humaines,
p. 162. |PAGE 118 serait bien en peine de donner (1). Selon toute
vraisemblance, c'est de Cabanis qu'il s'agit. Or, dans les Révolutions
de la médecine, la forme certaine de la science n'est pas
définie par un type de calcul, mais par une organisation
dont les valeurs sont essentiellement expressives; il ne s'agit
plus d'établir un calcul pour aller du probable au certain,
mais de fixer une syntaxe pour aller de l'élément
perçu à la cohérence du discours: «La
partie théorique d'une science doit donc être le
simple énoncé de l'enchaînement de la classification
et des rapports de tous les faits dont cette science se compose;
elle en doit être, pour ainsi dire, l'expression sommaire»
(2). Et si Cabanis fait place au calcul des probabilités
dans l'édification de la médecine, c'est seulement
à titre d'élément, parmi d'autres, dans la
construction totale du discours scientifique. Brulley cherchait
à se situer au niveau de la Langue des calculs; Cabanis
a beau citer ce dernier texte, sa pensée est épistémologiquement
de plain-pied avec l'Essai sur l'origine des connaissances. |PAGE 119 1. Le premier de ces mythes épistémologiques
concerne la structure alphabétique de la maladie. -A la
fin du XVIIIe siècle, l'alphabet apparaissait aux grammairiens
comme le schéma idéal de l'analyse et la forme dernière
de la décomposition d'une langue; il constituait par là
même le chemin d'apprentissage de cette langue. Cette image
alphabétique s'est transposée sans modification
essentielle dans la définition du regard clinique. Le segment
observable le plus petit possible, celui dont il faut bien partir
et au-delà duquel on ne peut pas remonter, c'est l'impression
singulière qu'on reçoit d'un malade, ou plutôt
d'un symptôme chez un malade; il ne signifie rien par lui-même,
mais prendra sens et valeur, se mettra à parler, s'il entre
en composition avec d'autres éléments: «Les
observations particulières, isolées, sont à
la science ce que les lettres et les mots sont au discours; celui-ci
ne se fonde que du concours et de la réunion des lettres
et des mots dont il faut avoir étudié et médité
le mécanisme et la valeur avant d'en faire un bon et utile
emploi; il en est de même des observations» (1). Cette
structure alphabétique de la maladie ne garantit pas seulement
qu'on puisse toujours remonter à l'indépassable
élément: elle assure aussi que le nombre de ces
éléments sera fini et même restreint. Ce qui
est divers et apparemment infini, ce ne sont pas les impressions
premières mais leur combinaison à l'intérieur
d'une seule et même maladie: de même que le petit
nombre de «modifications désignées par les
grammairiens sous le nom de consonnes» suffit à donner
«à l'expression du sentiment la précision
de la pensée», de même, pour les phénomènes
pathologiques, «à chaque cas nouveau, on croirait
que ce sont de nouveaux faits mais ce ne sont que d'autres combinaisons.
Dans l'état pathologique, il n'y a jamais qu'un petit nombre
de phénomènes principaux... L'ordre dans lequel
ils paraissent, leur importance, leurs rapports divers suffisent
pour donner naissance à toutes les variétés
de maladies» (2). |PAGE 120 êtres abstraits et généraux;
et en un autre sens, plus proche d'une philosophie du langage,
puisque la forme de composition' de l'être de la maladie
est de type linguistique. Par rapport à l'être individuel
et concret, la maladie n'est qu'un nom; par rapport aux éléments
isolés dont elle est constituée, elle a toute l'architecture
rigoureuse d'une désignation verbale. Demander ce que c'est
que l'essence d'une maladie, «c'est comme si vous demandiez
quelle est la nature de l'essence d'un mot» (1). Un homme
tousse; il crache du sang; il respire avec difficulté;
son pouls est rapide et dur; sa température s'élève:
autant d'impressions immédiates, autant de lettres, pour
ainsi dire. Toutes réunies, elles forment une maladie,
la pleurésie: «Mais qu'est-ce donc qu'une pleurésie
?.. C'est le concours de ces accidents qui la constituent. Le
mot pleurésie ne fait que les retracer d'une manière
plus abrégée.» La «pleurésie»
n'emporte pas avec soi plus d'être que le mot lui-même;
elle «exprime une abstraction de l'esprit» ; mais,
comme le mot, elle est une structure bien définie, une
figure multiple «dans laquelle tous ou presque tous les
accidents se trouvent combinés. S'il en manque un ou plusieurs,
ce n'est point la pleurésie, du moins la vraie pleurésie»
(2). La maladie, comme le nom, est privée d'être,
mais, comme le mot, elle est douée d'une configuration.
La réduction nominaliste de l'existence libère une
vérité constante. C'est pourquoi: |PAGE 121 reconnu, appliquée à la clinique,
un sens quasi linguistique et un sens quasi mathématique
(1), va maintenant s'approcher d'une signification chimique: elle
aura pour horizon l'isolement des corps purs, et la mise en tableau
de leurs combinaisons. On est passé du thème de
la combinatoire à celui de la syntaxe, enfin à celui
de la combinaison. |PAGE 122 donnée d'emblée, si elle peut acquérir
profondeur et maîtrise, ce n'est pas par une dénivellation
qui lui permettrait d'accéder à autre chose qu'elle-même;
c'est grâce à une souveraineté tout intérieure
à son propre domaine; elle ne s'approfondit jamais qu'à
son niveau, qui est celui de la sensorialité pure; car
le sens ne naît jamais que du sens. Qu'est-ce donc que «le
coup d'oeil du médecin qui l'emporte si souvent sur la
plus vaste érudition et sur la plus solide instruction,
sinon le résultat du fréquent, méthodique
et juste exercice des sens, d'où dérivent cette
facilité dans l'application, cette prestesse dans le rapport,
cette sûreté si rapide quelquefois dans le jugement
que tous les actes semblent |PAGE 123 il s'étale dans un monde qui est déjà
le monde du langage, et c'est pourquoi il s'apparente spontanément
à l'audition et à la parole; il forme comme l'articulation
privilégiée des deux aspects fondamentaux du Dire
(ce qui est dit et ce qu'on dit). Le coup d'oeil, lui, ne survole
pas un champ: il frappe en un point, qui a le privilège
d'être le point central ou décisif; le regard est
indéfiniment modulé, le coup d'oeil va droit: il
choisit, et la ligne qu'il trace d'un trait opère, en un
instant, le partage de l'essentiel; il va donc au-delà
de ce qu'il voit; les formes immédiates du sensible ne
le trompent pas; car il sait les traverser; il est par essence
démystificateur. S'il frappe en sa rectitude violente,
c'est pour briser, c'est pour soulever, c'est pour décoller
l'apparence. Il ne s'embarrasse pas de tous les abus du langage.
Le coup d'oeil est muet comme un doigt pointé, et qui dénonce.
Le coup d'oeil est de l'ordre non verbal du contact, contact purement
idéal sans doute, mais plus percutant au fond parce qu'il
traverse mieux et va plus loin sous les choses. L'oeil clinique
se découvre une parenté avec un nouveau sens qui
lui prescrit sa norme et sa structure épistémologique
; ce n'est plus l'oreille tendue vers un langage, c'est l'index
qui palpe les profondeurs. D'où cette métaphore
du tact par laquelle sans cesse les médecins vont définir
ce qu'est leur coup d'oeil (1). (1) CORVISART, texte cité plus haut p.
122. |
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